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Aventurière culinaire

Elle s’est installée aux Marquises en 2016. Elle aime randonner, se balader, se baigner et, au passage, chasser, cueillir, récolter. Elle aime manger et cuisiner. Pour se régaler, elle fait avec ce qu’elle a et son imagination. Elle a mis au point diverses recettes qu’elle partage en ligne et qu’elle a rassemblé dans un livre baptisée Cuisine Robinsonne.



Un jour, au large des Marquises, Céline Aubert raconte : « Bonne brise, mer belle, les lignes se tendent. Ce sont deux thons jaunes qui remontent à bord. Après les avoir préalablement fait bouillir, on remplit des bocaux de récupération de morceaux de poisson cru. Un peu de sel, puis on ferme et on stérilise à la cocotte-minute 40 minutes. On a notre thon maison au naturel. »


Plus loin, plus tard, sur Tahiti elle part pour une randonnée digestive au mont Marau. Celui qui domine Faa’a et la vallée de la Punaruu. « En bord de chemin, un genre de ronces attire mon attention. Il s’agit de framboisiers d’Asie (rubus rosifolius ou framboisier à feuilles de roses). Du coup, comme on a dépensé des calories, on s’offre un petit plaisir en rentrant… » . Une succulente tarte aux framboises du mont Marau a vu le jour.


Une autre fois, une envie de fruits de mer lui prend. Ni une, ni deux, elle chausse les sandalettes en plastique et direction des cailloux du bord de mer. « On fait la course avec les vagues pour décoller les maoa des rochers. C’est plus facile à marée basse : on se mouille moins ! Un petit galet d’une main pour décrocher l’animal d’un coup sec. On le retient de l’autre pour ne pas le laisser tomber à l’eau. Les rochers sont glissants. Gare aux plongeons ! Les porcelaines sont plus faciles à ramasser. Ils collent moins. Et les épines des oursins crayon ne piquent pas. »



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Céline Aubert aime passer du temps dans la nature. Elle arpente les monts, sillonne les rivages, s’enfonce dans les vallées, plonge dans le lagon ou le bleu du large. Elle vit aux Marquises depuis 2016 et ne se lasse pas de rencontrer les habitants et de découvrir les paysages mais aussi les végétaux et animaux qui y vivent.


Gourmande, elle aime manger et cuisiner. Elle invente des recettes avec ce qu’elle a « sous

la main ». Elle ose et elle teste. Elle partage ses aventures en ligne, via un blog. Elle a aussi rédigé

et illustré un livre (toujours en attente d’éditeur). « J’ai créé un blog pour partager l’aventure culinaire et littéraire que j’ai entreprise. Mon but est de proposer maintenant un livre de cuisine plein d’humour et

de réflexions sur la place de l’homme et de la femme dans la nature. » Car son entreprise va au-delà de la seule cuisine. D’où le titre d’ailleurs : la Cuisine Robinsonne. « Quand on va chasser, on a un tout autre rapport à la nourriture que quand on achète sa viande sous cellophane » dit celle qui est sensible aux problématiques d’environnement, de changement climatique, de préservation de la planète. Elle aimerait encourager le manger local, elle espère participer à la valorisation de ce qui l’entoure et souhaite entraîner le plus de gourmands dans son sillage.


Elle invente des recettes avec ce qu’elle a « sous la main »

Céline Aubert a quitté Paris (elle a obtenu un master de géographie à la Sorbonne) en bateau. Un an avant le grand départ, avec son compagnon, elle a acheté une embarcation qui est restée amarrée sur les quais de la capitale. Le couple a ensuite rejoint le Sénégal via les Canaries et le Cap-Vert. Il a traversé l’Atlantique,

gagné la Guyane, pris la direction de la Patagonie avant de rebrousser chemin et d’emprunter le canal du Panama.


En arrivant dans l’archipel de la Terre des hommes, Céline Aubert a travaillé avec des pêcheurs et effectué des travaux d’élagage dans l’attente de pouvoir lancer une activité de croisière. Car le couple a perdu son bateau après la grande traversé du Pacifique. Pendant toute cette période, elle a beaucoup observé et appris auprès des Marquisiens.



Recettes et réflexions

Son livre rassemble les recettes, reprend aussi certaines de ses réflexions, partage ses petits secrets de réalisation et conservation. « Je suis revenue à des trucs de grand-mère, la salaison, la confection de bocaux, de confiture. » Il y a différents chapitres qui présentent les recettes par ingrédients. Les aliments sont triés par catégories pour faciliter la lecture de l’ouvrage et son usage. Pour la mer, il y a les poissons de lagon vivant en faible profondeur, puis ceux vivant plus loin des côtes. Sur terre, cela commence par l’escargot et se termine par le cochon sauvage. Les plantes y sont traitées de la pointe de leurs racines au plus haut de leur feuille en passant par les tiges.

Ces derniers mois, elle a été accaparée par son activité de croisière et a mis en veilleuse son activité de blogueuse. « Mais je m’y remets bientôt », annonce-t-elle. Elle va aussi se remettre à la recherche d’un éditeur. Elle a toujours autant d’idées et d’envies.Elle reste portée par un furieux désir de prendre soin de la planète.


 

Contacts

Tél. 87 25 50 71

FB : Cuisine robinsonne

cuisinerobinsonne@gmail.com




Vous souhaitez en savoir plus ?

Dossier à retrouver dans votre magazine Tama'a #19

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