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« Pour réussir, il faut savoir être bien entouré »


Dany Gérard porte de nombreuses casquettes : compétiteur de haut vol, patron, salarié, entrepreneur. C’est un challengeur né qui avance, solide et sûr de lui, en famille. Sa meilleure alliée.



Il vient d’ouvrir un restaurant près du marché de Papeete, le bien nommé Diet Food. Il supervise la construction de sa nouvelle de sport, gère ses points de vente Açai Bowl à Tahiti et Moorea, s’entraîne pour assurer des compétitions internationales. Dany Gérard a un emploi du temps chargé. Surtout qu’en parallèle, il est salarié chez EDT. « Cela fait dix ans que je suis contremaître d’exploitation de réseau », indique-t-il. « Je suis actuellement en dispo pour monter mes projets personnels», confie-t-il toutefois.


Ce qui l’anime ? Le challenge et l’adrénaline. Il est dans la vie comme sur un tatami, prêt à tout donner. Ce qui l’aide à tenir ? « Mon entourage, il faut être bien entouré, je travaille en famille. »

Dany Gérard est né en 1986. Avec ses parents, il a beaucoup voyagé. Il s’est finalement posé en Polynésie française à l’âge de 12 ans. Il a fait du sport très tôt. À 6 ans, il commençait le basket qu’il a pratiqué à un certain niveau. Il a aussi joué au football. En 2007, il a découvert le jujitsu brésilien. « Je faisais ça avec des copains d’école, on voulait tous apprendre à se défendre. » Un jour, c’était en 2011, il a goûté à la compétition internationale. « C’était à Los Angeles, je me rappelle ce moment, l’adrénaline, le stress. » Depuis, sa vie est une compétition.


« Tout ce que je fais a un rapport avec ma discipline. » Il a besoin de s’entraîner ? Il ouvre une salle de sport. Située à Fare Ute, cette salle est en cours d’agrandissement. « Disons plutôt que je vais rassembler en un même et seul lieu toutes mes salles, toujours à Fare Ute. » Le complexe qui ouvrira en août s’étendra sur 1 500 mètres carrés. Il a besoin de manger « healthy » ? Il ouvre un restaurant. « Manger healthy, ce n’est pas manger de la salade, c’est manger équilibré. Diet Food propose donc des choix de protéines, de féculents et de fruits et légumes. » Les aliments sont grillés, cuits à l’eau ou à la vapeur.



Il découvre un fruit dont il raffole ? Il ouvre ses Açaï Bowl, deux à Tahiti et un troisième à Moorea. « Je n’ai pas le temps de m’occuper de tout ça, de cuisiner, de me préparer des plats, des bowls. » Alors il fait faire, encourageant au passage ses clients, admirateurs, les sportifs de son entourage à le suivre dans sa démarche. Il fait du sport, mange équilibré, prend son de son corps pour prévenir les blessures et pouvoir aller au combat. « Tu ne peux pas aller loin s’il n’y a pas d’équilibre. »


À l’entendre, même si la population polynésienne continue de souffrir de la malbouffe, de voir grimper les problèmes de surpoids et d’obésité, les choses seraient en train de changer. « Les 15-18 ans s’entretiennent », assure-t-il. « Je les vois venir manger à Diet Food », rapporte-t-il, surpris. « Ils aiment se regarder et, grâce à ça, ils mangent correctement. Moi je n’étais pas comme ça à leur âge ! »


Reste un problème de taille dans le domaine, l’accessibilité de l’alimentation « healthy ». « J’entends souvent dire que ce n’est pas si cher de bien manger, que quand tu veux, tu peux, ce n’est pas vrai. » La liste des produits PPN doit évoluer. « Et puis », conclue-t-il, « il faudrait songer à revoir les menus des cantines. Bien manger ça s’apprend. »



InstanTANE #00


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