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Édouard Malakai

Ancien aillié, nouvel acteur, promeut le rugby à Tahiti et dans les îles. Il a été joueur puis entraîneur à Bora Bora avant de se concentrer sur sa vie de famille et ses projets personnels. Mais « l’ovalie » n’est jamais très loin.

Malakai Rugby Polynesie Tahiti InstanTANE magazine

« Quand tu t’occupes de ta famille sportive, tu délaisses ta vraie famille, j’ai dû faire un choix », résume Édouard Malakai pour justifier son éloignement des terrains de rugby.

« Et puis physiquement, j’ai voulu me préserver. Mais quand je regarde un match, je suis toujours excité à la vue d’un ballon. »


Né en Nouvelle-Calédonie d’une mère wallisienne et d’un père tahitien, Édouard Malakai a rejoint la métropole dès l’âge de 3 ans. Il a d’abord fait du handball car « dans la région où j’étais c’était à peu près le seul sport qui allait avec mon envergure. Je fais 1 m 84 et je pèse 95 kg quand je suis en forme. C’était physique, tactique, technique avec un bon esprit. On est fair play au hand. »

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En 1997, a 18 ans, il débarque en Polynésie.

« À Bora Bora, le premier club de rugby des îles Sous-le-Vent venait de voir le jour, quelqu’un m’a dit : ‘et pourquoi tu n’essaierais pas ? Tu es grand, tu a un beau gabarit, tu cours bien’. » Édouard Malakai a joué. Il a aimé. « C’est un sport collectif où règne une puissante solidarité. Si tu te défonces sur une percussion tu sais que les autres sont là pour toi. Tu donnes ton corps à tes coéquipiers qui te le rendent bien. Il y a un contrat de fidélité, une couleur, une patrie presque. » Il s’est entraîné, puis il a entraîné les jeunes de l’île constatant un changement radical chez certains d’entre eux. « On peut presque parler de thérapie. Les premiers adversaires de Bora Bora, c’étaient les joueurs de Bora eux-mêmes. On était connus pour ça. »

 

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Mais au fil du temps, les comportements ont évolué. Un second obstacle s’est présenté : l’éloignement. Techniquement et physiquement, l’équipe était à la hauteur, mais elle n’avait pas ou trop peu de matchs dans les jambes. Elle était dans les calendriers mais ne pouvait pas répondre présent à tous les coups. Un déplacement de 15 titulaires, 7 remplaçants et d’une partie du staff coûtait 500 à 600 000 Fcfp. La problématique n’a pas changé. « Alors qu’il y a des beaux bébés dans les îles, des phénomènes, les Polynésiens ont un physique puissant, des mains très larges, ils courent bien. » Autant de qualités appréciées sur tous les terrains du monde.

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Édouard Malakai a été entraîneur à Bora Bora entre 2008 et 2013. Depuis, il s’est éloigné doucement mais surement du terrain. Il s’est installé à Tahiti en 2016, s’est tourné vers l’audiovisuel, la scène, le marketing. Il est aujourd’hui comédien à temps plein. Toutefois, il reste attaché au ballon rond et à son univers. Il mène des actions auprès des plus jeunes, se place sur des actions de communication. Il participe au développement de la pratique avec la jeune fédération polynésienne de rugby. Il croit plus que jamais au potentiel du rugby polynésien.

« Je suis sûr qu’on pourrait faire malheur à l’international. »


Dossier complet " Coupe du monde de RUGBY 2019-tour d'horizon du rugby polynésien" à découvrir dans le magazine InstanTANE #08

 

Retrouvez Edouard Malakai dans le Défilé mode "Fan de rugby"


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