Vaimiti Lanteires laisser faire la nature & faire avec
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Elle a obtenu un lot de 5 000 mètres carrés en mars 2024 le long de la route au début de la longue ligne droite de Papara. Grâce à cette parcelle, Vaimiti Lanteires concrétise son projet d’exploitation.
Sur le lot, avec son compagnon Samuel, Vaimiti nettoie, plante, observe et sélectionne les espèces les plus adaptées.
« Ici, à Atimaono, on est entouré d’eau et quand il pleut, c’est pas de l’à peu près », décrit Vaimiti.
Elle raconte les inondations et les pertes qu’elles ont engendrées en 2025, les ajustements qu’il a fallu faire. « Quand c’est Matari’i i nia, on ne plante rien. On se concentre sur l’entretien. »
Vaimiti concrétise son projet en diversifiant les espèces de fruits, légumes et aromates, en s’appuyant sur un système de jachères et roulements.
En attendant la certification bio qu’elle a demandée au SPG Bio Fetia, elle exploite « au naturel ».
« Je ramène à la terre ce qui appartient à la terre. » Elle nourrit son terrain avec de la fiente de poules, des restes de papayes et bananes fermentés. Selon elle, « il ne vaut mieux pas abîmer la nature, il faut la laisser faire, et faire avec ».
Je ramène à la terre ce qui appartient à la terre
Sa parcelle en forme de L est bordée d’arbres fruitiers et de fleurs exotiques comme des porcelaines, des héliconias ou des torches « pour les saisons où on ne récolte presque rien ». Au centre du lot se trouvent des carrés de bananiers et de maniocs, résistants à l’eau ; des pots d’aromatiques sont alignés, des pieds de piments (Espelette, charapita, oiseau) et de haricots ailés donnent généreusement. Ponctuellement, le couple fait un peu de maraîchage.
Le tout est vendu en bord de terrain aux golfeurs voisins, aux particuliers via Facebook ou à un cousin qui fait le marché le dimanche matin à Papeete. Pour Vaimiti, il n’y a jamais de rupture, « à condition de savoir changer et remplacer ce que l’on mange ».
Quand le pota manque, elle propose des chouchoutes ...
On essaie de faire avec ce que l'on a

Vaimiti explique travailler dur tous les jours de la semaine, ou presque.
« Faut vraiment avoir le mental, c’est chaud » !
Mais elle se réjouit des récoltes. « Je ne gagne pas encore le jackpot », plaisante-t-elle, « mais ça avance et je me projette ».
Elle a fait une demande d’aides pour mécaniser son exploitation, acheter un véhicule de livraison réfrigéré et elle a contacté le marché pour obtenir son espace à elle.
Elle envisage en plus de construire un petit laboratoire pour faire de la transformation afin d’éviter le gaspillage.
Vaimiti voit grand, mais avance prudemment, « on essaie de faire avec ce que l’on a ». Dans cette optique, la terre reste le plus précieux des biens.











