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Kevin Wong Kam met sa vie en ballades...

Photos & Texte : Virginie Gillet


Si nous avons choisit de vous parler de Kévin Wong Kam Sang, c'est que nous croyons en lui et en son talent, qui mérite sans conteste un éclairage à la hauteur des dons de l'artiste. Prof de chant, de guitare et de ukulele, auteur-compositeur-interprète et instrumentiste, Kévin est né dans un archipel baigné de musique, où tout est mélodie, sans qu'il y soit pour autant facile de vivre de cette passion. Lui n'a jamais abandonné ses rêves et nous a donné envie de vous dévoiler ses projets.



Les premiers contacts décisifs de Kévin avec la musique se firent… in utero, il y a un peu plus de 30 ans, à l’époque où sa maman chantait continuellement tandis qu’il était encore dans son ventre. L’enfant bercé par

les douces mélodies maternelles allait naître avec une passion innée pour le chant, qui lui servirait de porte d’entrée vers l’univers si vaste de la musique. D’origine demi-chinoise et demi-marquisienne, fortement influencé par cette mère qui chantait à tue-tête quand elle ne fredonnait pas, du soir au matin, “dans la salle

de bains, durant tous les trajets en voiture ”, Kévin commença par chanter en marquisien avant de découvrir

la chanson française et de s’essayer à l’anglais.


Entretemps, le jeune garçon avait aussi découvert le ukulele chez des amis bringueurs de son papa et la guitare avec des copains de lycée ; deux instruments dont l’accompagnement amplifia son plaisir du chant…

Jeune autodidacte ivre de musique, Kévin allait toutefois suivre un parcours scolaire plus “banal” avant de faire le choix radical “d’aligner les choses, ma passion et mon travail avec ma personnalité”. Le jeune homme passe donc un bac scientifique avant d’entamer des études d’économie/gestion jusqu’à tenter un master en comptabilité qu’il n’obtiendra pas, car « cela ne lui plaisait pas”. Après avoir exercé divers petits boulots et même été brièvement comptable, c’est son installation à Moorea avec son ex-compagne, qui servira de déclencheur : il y a désormais 7 ans que Kévin se consacre à fond à la musique et c’est à l’île sœur qu’il le doit. “J’ai même écrit une chanson pour lui rendre hommage.


La vie y est si paisible, si proche de la nature et dans l’instant présent. Mais derrière il y a un challenge aussi,

car justement, l’existence y est tellement calme que si tu veux quelque chose il faut vraiment aller le chercher.”



DE GRANDS PROFESSEURS

Kévin, qui s’est rendu compte de ses limites en tant qu’autodidacte, commence par se chercher des professeurs. Parmi lesquels Gaby Cavallo et Emmanuelle Vidal pour le chant, qui furent les premiers à lui faire découvrir qu’il avait véritablement une voix. Il fera la même démarche avec ses instruments à cordes de prédilection, en prenant notamment des cours avec Kaloo et Mickael Alassimone.


Lui qui se présente comme “un guitariste moderne”, capable d’exercer son art sans en passer par le solfège, se force pourtant à se pencher sur celui-ci car il reste à ses yeux “un outil important, qui peut beaucoup servir”. Persévérant malgré l’adversité, réduit à une vie modeste, Kévin ne

perd pas une seconde de vue ses objectifs…


Et son obstination commence à payer. Lui dont la musique est alors toute la vie, car elle lui permet “de vivre ses émotions” et qu’elle lui a “transmis des valeurs et des techniques pour pouvoir exprimer qui il est”, se lance continuellement des challenges afin de progresser.


Des challenges qui l’incitent à composer des choses qui lui parlent vraiment (ses challenges les plus vrais), mais aussi à participer deux fois au Festival Guitare, où il pourra jouer ses propres compositions (“des opportunités de diffuser ma richesse et après lesquelles j’ai eu de super bons retours sur mes compos”) ainsi qu’au concours Nescafé Star. Des participations à des concours qui se multiplièrent au point de devenir presque une habitude pour l’artiste, jusqu’à sa participation au programme The Voice il y a quelques mois.


“J’AI ÉTÉ RÉCOMPENSÉ À CHAQUE FOIS QUE J’AI CHOISI LA MUSIQUE”


Kévin est devenu au fil du temps un artiste complet, un performer qui se produit désormais avec de nombreux groupes locaux (il a fait la première partie en 2017 du guitariste Norbert Krief avec le groupe de blues ROM MC

& the MC’s et continue à se produire avec le duo Twonigth, le band de musique du monde Gondwana et le groupe de pop funk 4Groove dont

il est le chanteur principal, passant

avec délectation d’un style musical à

un autre) tout en assurant depuis un an des cours de chant, guitare et ukulele

au sein de l’école de musique privée

Les Arpèges.

Mais c’est à la composition qu’il s’attache à consacrer le meilleur de lui. Ce mordu d’acoustique, de ballades et de chanson française a su se construire un équilibre en développant les qualités très différentes requises pour l’enseignement, performer et composer, nourrissant les unes des autres afin de “partager” comme peu d’autres choses le permettent “ ce qui se passe à l’intérieur de lui avec les gens”.


S’il parvient aujourd’hui à se détacher de la musique pour recycler les qualités qu’il a développées en tant que musicien dans d’autres arts (à commencer par la danse), Kévin n’en reste pas moins une âme toute dédiée à la musique qui joue “pour le respect, les partage et l’écoute” inhérents. Malgré les difficultés (“le format des concerts est souvent difficile ici. Il faut avoir du matériel, de la technique, du répertoire, se vendre, gérer soi-même son public… ”) et les possibilités de bifurcation, Kévin est resté fidèle à sa voie/voix : “Si on est honnête dans sa démarche, le potentiel dans la musique est tellement vaste que ça paye forcément un jour. La richesse de chacun est la bienvenue, c’est presque une responsabilité de la partager.


La seule personne qui peut sortir ton potentiel de toi… c’est toi !”.

Ces derniers temps, le potentiel de Kévin a pris la forme d’un très doux morceau intitulé “Vision de rêve”. Une délicate ballade que son pianiste Hughes et lui nourrissent le grand espoir de voir acceptée par les radios locales avant la réalisation d’un clip. Une super jolie ballade porteuse d’un rêve de carrière à l’extérieur que nous avons eu envie d’accompagner à travers ce petit bout de chemin…



InstanTANE #06 - avril 2019


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