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Electroculture à Moorea

Gilles Fraysse est installé dans la baie de Cook à Moorea. Depuis quatre ans, il pratique l'électroculture. Il utilise ni engrais, ni pesticides. Il fait confiance aux phénomènes électriques et magnétiques naturels qui le lui rendent bien. Ses fraises, courges, pitayas s'épanouissent.



« Je n’ai pas de formation agricole », reconnait Gilles Fraysse. « Mon père et mon grand-père avaient un potager... 60 ans que je traîne dans les légumes. » Lui aussi a un potager. Il n’est pas propriétaire de son terrain mais ses fraises, ses courges, ses tomates, ses pitayas poussent vite et fort, dans leur pot. Ils sont robustes, éclatants « et savoureux ».

En faisant le tour du propriétaire, en quittant des yeux les plans pour regarder la terre et trouver le secret de la bonne santé générale du fa’a’apu de Gilles Fraysse, l’attention du visiteur est rapidement attirée par les fils de cuivre, les structures en basalte, les antennes, les pyramides. Toutes ces structures canalisent les forces magnétiques et les champs électriques aériens et telluriques. « Je fais de l’électroculture », explique Gilles Fraysse.

Il raconte : « Je suis passionné par les Égyptiens, le secret des pyramides et je regarde beaucoup de vidéos à ce sujet. Un jour, sur internet, je suis tombé par cet intermédiaire sur l’électroculture. De fil en aiguille on m’a proposé de nouvelles vidéos sur le thème de cette pratique agricole. » C’était il y a quatre ans. Depuis, il fait partie de la communauté de l’ingénieur agronome français Yannick Van Doorne. « On échange des techniques, on partage des expériences », indique Gilles Fraysse qui fait ses propres tests sur les hauteurs de Pao Pao.



Il revient sur l’histoire de l’électroculture affirmant que, jusqu’en 1912, de très nombreux chercheurs documentaient la technique. « En France, cette année-là, un premier congrès a eu lieu à Reims. L’Académie des sciences était enthousiaste devant les résultats pleins de promesses. » Et puis, après la guerre, les industries agrochimiques ont pris le pouvoir, discréditant selon Gilles Fraysse l’électroculture. « L’agrochimie a eu le vent en poupe. » Le retour de l’électroculture a eu lieu dans les années 1960. Il a été timide. « Yannick Van Doorne aujourd’hui fait partie des référents dans le domaine en France, mais pas seulement. »


Je suis passionné par les Égyptiens, le secret des pyramides et je regarde beaucoup de vidéos à ce sujet. Un jour, sur internet, je suis tombé par cet intermédiaire sur l’électroculture. De fil en aiguille, on m’a proposé de nouvelles vidéos sur le thème de cette pratique agricole.

À Moorea, Gilles Fraysse utilise les rayonnements cosmiques, les courants telluriques, les champs magnétiques. Pour les capter, les concentrer, les faire se déplacer autour de ses propres plants il a placé différents objets sur les branches, les pots, les feuilles ou bien directement sur la terre autour des tiges.

Il a placé dans son fa’a’apu des spirales Ighina. « Du nom de son inventeur italien. » Il s’agit d’un fil métallique qui a la forme d’une spirale en hauteur. Différentes couleurs existent qui ne fonctionnent pas avec les mêmes espèces de plantes. Il a aussi installé des anneaux Lakhovsky qui sont des anneaux de cuivre d’épaisseur et de taille variables, des antennes dites paratonnerres, des tours irlandaises.

« Celles-ci sont en basalte, ce sont des répliques de tours existantes en Irlande qui faisaient jusqu’à 30 mètres de haut. Des bergers passant devant régulièrement avec leur troupeau constataient que les moutons aimaient brouter l’herbe autour. » Ce qui qui a inspiré les amateurs d’électroculture. Il y a également des pyramides.



Tous ces outils sont utilisés seuls ou combinés. Cela dépend des résultats « J’ai fait des comparaisons entre des plants qui poussaient sans rien et d’autres qui poussaient selon les principes de l’électroculture, la différence est remarquable. » Gilles Fraysse garde la production de ses végétaux pour la consommation de son foyer. Par contre, il vend des plants. Il s’installe à l’entrée d’un supermarché dans la baie, à Pao Pao.


Sa vahine Nathalie s’est lancée dans la transformation. Elle s’est prise de passion pour les piments. Elle cuisine de l’huile pimentée, des purées de fruits pimentées avec l’Espelette, le Habaneros originaire du Mexique, le piment de Cayenne et même le Charapita. Ce piment péruvien le plus cher au monde, connu pour son petit goût d’agrumes.


Gilles Fraysse va bientôt disposer d’un terrain de 2 hectares sur lequel il va pouvoir donner un peu d’ampleur à son fa’a’apu. « Ce que j’aimerais, c’est apporter la preuve de l’intérêt de l’électroculture. Les plants sont si forts que je n’ai pas besoin d’engrais ou de pesticides. Ils sont beaux, les fruits et légumes sont bons, pleins de saveurs ». Il aimerait aussi mettre en place des ateliers pour fabriquer les spirales, antennes et autres outils. Lui sait quel est le pouvoir de la technique, il veut que d’autres se laissent convaincre.





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Dossier à retrouver dans votre magazine Tama'a #17

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